Château Les Apiès - AOC Côtes de Provence: Le travail de la vigne

La taille

Nous appliquons une taille courte. La taille est dite courte lorsqu'on taille les sarments de l'année à 1 ou 2 yeux francs.

Elle permet de limiter l'allongement des bois et donc de maîtriser le rendement en améliorant la qualité de la vendange.

 

Le travail du sol

vin provence solLe désherbage chimique n'a plus le vent en poupe. Les outils interceps d'entretien du sol, qui permettent de travailler la bande de terre située sous le rang, sans déplacement latéral du sol, occupent une place de plus en plus importante.

INTERCEPS
Le désherbage mécanique des sols viticoles répond aujourd’hui aux enjeux environnementaux. En effet, il est une alternative au désherbage chimique.
Les interceps sont conçus pour apporter un meilleur confort aux travaux superficiels du sol. La vitesse de passage peut aller jusqu’à 6 km/h. Ils
garantissent un travail du sol sous le rang de vigne au plus proche des ceps. Les interceps permettent un travail dans les sols difficiles et par temps humides.

Plantation

Dans le but de s’assurer de la pérennité de notre vignoble, nous sommes obligés de rajeunir des portions du vignoble.

En 2010, nous avons choisi d’arracher une partie de nos Carignan, afin de les remplacer par un cépage « améliorateur » comme le cinsaut.

vin provence plantationLe but de la préparation d’une parcelle est de permettre une implantation rapide des plants de vigne et de leur assurer une longévité optimale. Les objectifs sont les suivants :

  • Adapter la structure du sol à la colonisation par les racines en profondeur
  • Ameublir les couches superficielles mais également profondes du sol et favoriser le drainage
  • Garantir un bon état sanitaire : éliminer un maximum de vieilles racines, travailler le sol à plusieurs reprises et le laisser en repos prolongé. Deux problèmes sanitaires peuvent facilement être transmis d’une parcelle arrachée à la nouvelle parcelle plantée : le court-noué (virus) et le pourridié (champignon). Le seul remède véritablement efficace est le repos du sol. Un repos du sol de trois ans peut déjà éliminer la majeure partie des nématodes porteurs de virus du court-noué.
  • Permettre une alimentation minérale correcte en corrigeant les déséquilibres du sol : fumure de fond, amendements calciques éventuels en fonction du pH) et ajuster la teneur en matière organique.

Ainsi, après un repos de quatre années, le défoncement (labour profond de 60 cm minimum) a eu lieu. Cette pratique permet d'ameublir le sol sur une certaine profondeur afin de permettre aux jeunes plants de se développer dans des conditions favorables.

Cette année, nous planterons enfin pour en récolter les grappes d'ici trois ans!

Le remplacement des manquants ou complantation

vin provence complantationL’objectif de ce travail est de remplacer les pieds morts dans des vignes déjà en place afin de pérenniser le potentiel de production tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif.

Le renouvellement de ces pieds doit être régulier, réalisé de préférence annuellement.

On estime le taux de complantation de 2% par an. Les complantations s’effectuent de novembre à juin (comme d’ailleurs les plantations).

Il faut repérer les pieds manquant et / ou les pieds morts (et les arracher). Des trous de 40 à 60 cm de diamètre et de profondeur sont effectués à la pioche dans lesquels il faut ajouter une matière organique fertilisante.

La plantation s’effectue ensuite avec des plants greffés-soudés à racines nues. Le fait de complanter à l’automne nous évitera de devoir arroser.

La mortalité sur le cépage Syrah semble plus élevée, car j’ai compté 150 pieds manquants sur 1 ha (ces vignes ont 8 ans). La cause semble en être le porte-greffe.

Protection du vignoble

Depuis la date de ma gérance en 2006 du Château Les Apiès, aux Arcs sur Argens en AOC Côtes de Provence, j’ai toujours été soucieuse de l’impact de notre activité de production sur l’environnement. Situé dans la vallée intérieure du département du Var, le bénéficie d’un climat méditerranéen chaud et sec, permettant d’optimiser d’adopter des pratiques culturales raisonnées.

J’ai amorcé dès lors une triple démarche concernant le travail du sol, l’utilisation des insecticides et des produits phytosanitaires. Le travail du sol a été réalisé grâce à l’acquisition d’un intercep pour le désherbage sous le rang, accompagné d’un enherbement d’un rang sur deux, couplé avec un travail du sol à l’aide de griffes. L’emploi des insecticides a été raisonné en s’appuyant aux avertissements agricoles : aucun traitement depuis trois ans, sans conséquences néfastes sur la végétation et les fruits.

L’emploi systématique des produits phytosanitaires contre les maladies cryptogamiques de manière préventive, a été remplacé par un premier traitement au stade E (feuilles étalées) de manière curative si besoin (re-contaminations). Les traitements suivants sont établis en fonction des risques, et favorisent le cuivre et le soufre au détriment des produits systémiques, en liaison avec les avertissements agricoles et nos observations à la parcelle. Ainsi en 2010, nous avons pu économiser 3 traitements sur 8. En raisonnant le nombre de traitements, peut-on aussi en raisonner les doses ?

2006-2011 : TRIPLE DEMARCHE

Travail du sol
  • Intercep pour désherbage sous le rang
  • Enherbement naturel un rang sur deux
  • Labour avec griffes

Pas de désherbant chimique

Insecticides
  • Raisonné : suivant les avertissements Agricoles

Aucun traitement sans conséquences néfastes

Fongicides
  • Premier traitement au stade Feuilles étalées
  • En fonction des risques
  • Favorisant cuivre et soufre

économie de 3 traitements = écologie !